Le plan

La publicité



I. L'évolution des cibles publicitaires depuis 1950
1. Juniors, d'une cible minoritaire à une cible prioritaire.
2. Les femmes, cibles publicitaires principales depuis 1950.
3. Seniors, une cible minoritaire mais de plus en plus sollicité.



II. Innovations technologique des supports de diffusion
1.La presse écrite, premier support de diffusion.
2. L'affichage découle de la presse écrite.
3. La radio, premier support audio.
4.L'apparition des supports audiovisuels, télévisions et cinéma.
5. Internet, nouvelle technologie de plus en plus utilisée.
6. Les hors médias toujours utilisés
.


III. L'amélioration des mécaniques publicitaires à partir de la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

1. Création d'un message publicitaire.
2.L'objectif.
3.Langage.
4.Exemple d'évolution (tabac.


Introduction

Tout au long du semestre, nous avons travaillé sur les thèmes suivants : « histoire et sociologie » qui concernait la publicité.

Rappelons que la publicité est née il y environ 150 ans. D’abord sous forme d’affiches et de panneaux publicitaires, la publicité est définit comme étant une forme de communication qui, dans la plupart des cas, propose l’achat d’un objet consommable en manipulant celui qui la regarde. Elle peut aussi informer la personne sur un événement, ou elle peut concerner une personne ainsi que des idées comme lors des campagnes présidentielles. Cependant, il ne faut pas confondre publicité et propagande car la publicité a plutôt des fins commerciales.

La publicité, certes, existait bien avant la naissance de la presse moderne mais la publicité est véritablement née avec les premiers journaux: en 1631, La gazette de Renaudot fait de la «réclame». Au 18ème siècle, dans l'économie artisanale, le contact entre le producteur et le client était direct, seul une bonne notoriété suffisait à garantir la vente. Avec la Révolution Industrielle, la production de masse a entraîné la rupture de contact entre le client et le producteur mais aussi une certaine concurrence. L'industriel doit donc faire savoir qu'il dispose de produits susceptibles de correspondre aux besoins des clients qu'il ne connaît plus: c'est l'époque de la réclame et la publicité commence à apparaître. La publicité était définit comme étant un art pour vendre. En 1836, Emile de Girardin affirme pour la première fois que «c'est aux annonces de payer le journal»
A la seconde moitié du 20ème siècle, avec l'avènement de la société de consommation, la concurrence devient particulièrement importante. Il ne suffit plus d'offrir des produits techniquement excellents pour être assuré de leurs achats mais il faut se différencier des offres des concurrents: pour convaincre les consommateurs, la publicité s'impose.
Le but de la publicité est de donner de l'intérêt à un produit et à des marques afin de créer un désir et de provoquer un achat.

Nous allons discuter de la manière dont la publicité influence le consommateur depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Dans un premier temps nous étudierons l’évolution des cibles publicitaires depuis 1950 qui inclus les juniors, les femmes et les seniors. Ensuite il sera question des innovations technologiques des supports de diffusion depuis l’après guerre, enfin nous nous intéresserons à l’évolution des mécaniques publicitaires.


De quelle manière la publicité a t-elle influencé le consommateur depuis la fin de la 2ème Guerre Mondiale?

I. L'évolution des cibles publicitaires depuis 1950

La publicité est destinée à un récepteur qui est appelé cible. Une cible correspond à un groupe de personne définie que l'on veut toucher grâce aux différents moyens de communications. Toute cible est déterminée en fonction de son âge, de son sexe, de sa catégorie socio-professionnelle, de son habitat urbain ou rural. En complément de ces critères, d'autres sont utilisés, comme par exemple les centres d'intérêts ou le style de vie. Bien déterminer la cible à une double importance: Premièrement, quand on sait à qui l'on s'adresse, on utilise un langage approprié. Deuxièmement, il est plus facile de parler à une cible homogène qu'a une cible large.




1. Juniors, d'une cible minoritaire à une cible prioritaire

La véritable prise de conscience de l'importance de cette cible est survenue dès le lendemain de la seconde guerre mondiale avec le phénomène de baby-boom qui s'est poursuivit jusqu'à 1964. Cette période marquée par la reconstruction des pays, a connu un essor économique sans précédent.
Les marques nées à cette époque ont la plupart bénéficié de la conjoncture économique favorable. Pendant cette période des 30 glorieuses, de grandes marques ont vu le jour et connaissent encore aujourd'hui un succès international. Par exemple, la marque Nutella connu depuis 1946 ou Frosties depuis 1952. La marque Coca-cola déjà sur le marché américain dès 1941 sera présente partout en Europe à partir de 1945 et deviendra rapidement le symbole de la liberté. Les enfants qui consommaient ces produits sont pour la plupart aujourd'hui des grands-parents, qui ont éduqué leurs enfants avec ces marques de l'après guerre.

La marque Coca-cola en France depuis 1945


La publicité destinée aux juniors à été largement développée à la fin des années 1970 grâce aux programmes télévisés qui leur étaient destinés.
Les années 80 ont incontestablement été la décennie qui a vécu l’émergence de « l’enfant consommateur ». Ils sont devenus de véritables décideurs et influenceurs dans le processus de consommation familiale.

Il faut noter que l'enfant des années 2000 est différent de celui d'après guerre. Il vit généralement dans une famille où les deux parents travaillent ou il vit dans une famille mono-parentale. Appartenant à une fratrie moins nombreuse, arrivée plus tardivement dans la famille, il bénéficie d'une grande écoute et son opinion est prise en compte par son entourage.

La cible des juniors n'est absolument pas une cible homogène car elle concerne des individus de 0 à 24 ans. Les publicitaires ont donc divisés cette cible en quatre sous ensembles ou « sous générations » .

- Les doudous, de 0 à 3 ans : La publicité qui concerne les 0-3ans s'adresse bien entendu davantage aux parents qu'aux enfants. Tout commence avant la naissance, durant la période de grossesse où les futurs parents recherchent déjà ce qu'il y a de mieux pour leur futur enfant.

- Les doulescents, de 4 à 11 ans : Le bébé devenu enfant est entré dans une phase où il manifeste déjà des envies, notamment pour tout ce qui touche à l'alimentation. A partir de 8 ans, l'enfant intervient dans les achats d'habillements et de loisirs. Leur disponibilité et leur aptitude à intégrer la nouveauté font qu'aujourd'hui les enfants sont en position d'influencer fortement les décisions d'achat de la famille. Les publicitaires utilisent le lien émotionnel entre l'enfant et les personnages qu'il découvre, par exemple dans les programmes télévisés (dessins-animés) et les publicitaires ne manquent pas de créer des licences de produits dérivés comme par exemple pour Dora l'exploratrice et bob l'éponge.

- Les adolescents, de 12 à 17 ans : Cette période est marquée par une volonté forte de vouloir s'affirmer et une envie d'indépendance. Les adolescents attachent de l'importance à leur look et à la mode. Ils sont de gros consommateurs de « produits de marques » et certains commencent à avoir une autonomie financière avec la mise en place de l'argent de poche.

- Les adulescents, de 18 à 24 ans : Les 18-24 ans que l'on peut qualifiés de post-adolescent ont un comportement assez proche des précédents mais ont un pouvoir d'achat plus fort.




2. Les femmes, cibles publicitaires principales depuis 1950


Après une longue période de privations et de solitude, suite à la seconde guerre mondiale, les femmes retrouvent leur rôle de mères au foyer s'occupant des enfants et des tâches ménagères. Elles sont alors la cible des publicitaires qui vantent les mérites des produits nettoyants et des appareils électroménagers. Des marques comme Moulinex auront comme idéologie d'améliorer la condition féminine mais, si elles leur facilitent la vie, elles les cantonnent toujours dans leur cuisine.

La marque de lessive Persil, une publicité adressée aux femmes des années 1950

Dans les années 60, les femmes revendiquent leur besoin d'autonomie et certaines commencent à travailler. L'émancipation de la femme commence à voir le jour . Les femmes apparaissent alors différentes aux yeux des publicitaires qui les considèrent alors comme des agents économiques potentiels. Grâce à une certaine libéralisation des mœurs, les femmes réussissent à retrouver une part de leur féminité et ne tiennent plus uniquement le rôle de simples ménagères.

Aujourd'hui, les publicitaires s'intéressent beaucoup aux femmes qui pour la plupart ont le double rôle de femmes aux foyers et de salariées. De l'achat de produits ménagers, produits de beauté ou alimentaires elles apparaissent comme les principales
consommatrices.

La marque Dove, une marque de produits de beauté d'aujourd'hui.




3. Seniors, une cible minoritaire mais de plus en plus sollicité

L'espérance de vie ne cessant d'augmenter, ceux que l'on nomme les seniors seront de plus en plus nombreux dans les années à venir. Agés de 50 à 85 ans et plus, cette population n'a plus rien à voir avec ceux de la génération précédente du fait de leur vitalité physique et mentale.
Bien que le vieillissement de notre société était prévisible depuis quelques décennies, ce phénomène n'a été prit en compte que depuis peu de temps.
La prise en considération des seniors par les publicitaires est récente. Leur consommation croissante permet au «marketing senior» d'avoir de beaux jours devant lui !




Les seniors représentent une catégorie d'âges relativement large, composée, à la fois d'actifs et de retraités. C'est pourquoi, cette cible, comme celle des plus jeunes, a été segmentée en sous groupes.

Les baby-boomers (50 - 59 ans)
: Nés après guerre, ils sont les enfants de la société de consommation et de l’innovation. Ce sont des actifs qui possèdent toutes leurs aptitudes physiques et psychologiques. N'ayant, le plus souvent, plus d'enfant à charge ni de crédit immobilier à rembourser, ils disposent de moyens financiers importants. Ils peuvent s' interesser aux superflus et à l'amélioration de leur qualité de vie.
C'est donc cette tranche d 'age correspondant à environ 40% des seniors qui interessent le plus les publicitaires.

Les libérés (60 - 74ans
) : Ils sont pour la plupart libérés des obligations professionnelles et de l'éducation de leurs enfants, ils jouissent donc désormais de temps libre. Libérés de toute contrainte, ils en profitent pour réaliser tout ce qu’ils n’ont pu faire auparavant comme les voyages, les loisirs, etc.

Les paisibles (75 - 84 ans) : Leurs revenus disponibles sont moins importants que pour les générations précédentes dans la mesure où généralement, ces derniers n'ont pas eu les mêmes opportunités économiques pendant leur période d'activité. Le facteur santé dominant davantage leur quotidien, leur consommation est généralement orientée vers l'alimentation et la santé.

Les grands aînés (85 ans et +)
:Aujourd'hui ce groupe représente le plus grands nombres des personnes défavorisées. Leur quotidien est souvent marqué par la solitude et la dépendance. La santé n'est plus seulement un facteur dominant mais il incarne la préoccupation première. Leur consommation est réalisée par leurs enfants “baby-boomers” et “libérés”.

II. Innovations technologique des supports de diffusion depuis l'après-guerre

Avec les médias, la communication devient utilitaire. Désormais, « communiquer » n'est plus seulement échanger, instaurer un dialogue, mais plus précisément influencer autrui pour lui vendre quelque chose, pour lui inculquer une idée. Afin de toucher un très large public, la publicité utilise différents médias qui sont des moyens de diffusions permettant de transporter les messages publicitaires vers les prospects. La publicité permet aux médias d'obtenir une partie de leurs ressources en vendant des espaces publicitaires. Un besoin mutuel caractérise la relation entre la publicité et les médias.




1.La presse écrite, premier support de diffusion


La presse écrite désigne, d'une manière générale, l'ensemble des moyens de diffusion de l’information écrite qui englobe notamment les journaux quotidiens, les publications périodiques et les organismes professionnels liés à la diffusion de l'information.
Le mot « presse » tire son origine de l'utilisation d'une presse d'imprimerie sur laquelle étaient pressées les feuilles de papier pour être imprimées. Parler de « presse écrite » est donc une impropriété, même si cette expression sert désormais à différencier la presse par rapport aux autres médias que sont la radio et la télévision.

Grâce à l’invention de l'imprimerie par J. Gutenberg en 1438, on voit apparaître les premières brochures. Il faudra attendre le début du 17ème siècle pour qu'apparaissent des publications périodiques comme par exemple l'hebdomadaire français « La Gazette » publié dès 1631.
La presse connaît un véritable essor à partir du 19ème siècle grâce aux progrès techniques qui permettent de diffuser plus vite les informations, d'imprimer plus vite les journaux et de les diffuser plus largement grâce à l'amélioration des moyens de transports. C'est le début de la presse populaire, c'est à dire accessible à tous.

En 1865, Emile de Girardin, inventeur de la presse moderne en France propose de vendre des pages entières de ses journaux afin d'y créer des espaces publicitaires. En effet, il pense que l'éventuel diminution du nombre d'abonnements ou des ventes de ses journaux sera ainsi compensé par les recettes des annonces publicitaires.
Surtout occupés, au départ, par des annonces de spectacles ou d'évènements mondains, les espaces publicitaires s'élargiront à la mode, à la santé et au luxe, et n'hésiteront pas à venter les biens faits des produits soit disant miracles vendus par des charlatans.
Après l'époque de la réclame, les méthodes publicitaires se modernisent avec les premières études de marché et l'on parle alors de publicité à partir des années 1960.

En France, on compte, actuellement, environ 3200 publications de presse. Même si elle souffre d'une certaine désaffection, la presse écrite est encore lue par de nombreux français. Selon une étude de EPIQ, près d'un français sur 2 (45,6% en 2007) lit un quotidien et les deux/tiers en lisent au moins une fois par semaine. Hormis deux journaux « le canard enchaîné » et « le Charlie hebdo », tous contiennent de la publicité en quantité variable. La publicité omniprésente dans la presse ne peut donc échapper aux lecteurs, souvent fidèle et attentifs aux supports lus.
Selon l'IREP, Institut de Recherches et d'études Publicitaires, les recettes publicitaires de la presse s'élevaient à 4.7 milliards d'euros en 2007 soit 44,6 % des recettes des médias. Elles se répartissent entre les magazines, la presse quotidienne nationale, la presse quotidienne régionale, et la presse professionnels. Contrairement à l'opinion rependue, c'est la presse et non la télévision qui est le premier média publicitaire.




2. L'affichage découle de la presse écrite.

L’affichage découle de la presse écrite et apparaît comme le deuxième média publicitaire de l’histoire.
C'est un support de publicité ou de propagande destiné à être vue dans la rue et les lieux publics.
Utilisées dans un premier temps ans un but d'information politique ou de propagande, les affiches deviendront à partir de la deuxième révolution industrielle (1880) de véritables supports de publicité.
Au tournant du 19ème et 20ème siècle, des artistes peintres tels que Henri de Toulouse Lautrec et Raymond Savignac créent des affiches et apportent ainsi une note artistique à la publicité naissante.

Affiche de Henri de Toulouse Lautrec

Après la seconde guerre Mondiale, il faudra attendre la reprise économique pour que l'affiche réapparaisse au premier plan et prenne une allure plus moderne avec la photographie qui s'impose.
Collées sur les murs, insérées sur des colonnes prévues à cet effet, les affiches sont aussi intégrées dans le mobilier urbain dès les années 1960 et quelques années plus tard placées sur les véhicule de transport en commun d'après le concept de Jean-Claude Decaux.
Avec l'essor des villes, les affiches sont de plus en plus nombreuses. Elles seront placées de façon très anarchique tout au long du 20ème siècle, mais actuellement les emplacements sont d'avantage réglementés.
Disposées dans des lieux publics stratégiques, les affiches s'imposent aux passants et force son attention grâce à des dimensions souvent imposantes.
Les emplacements publicitaires sont achetés sont achetés à des réseaux d'afficheurs, comme Decaux qui possèdent chacun un parc qu'ils sont chargés d'entretenir.
L'affichage, contrairement à ce qu'on pourrait penser, est un média puissant: Selon l'IREP, Institut de Recherches et d'études Publicitaires, les recettes publicitaires de l'affichage s'élève à 1102 millions d'euros en 2007, soit 10,3% des recettes des médias.




3. La radio, premier support audio

La diffusion du son par des moyens mécaniques n’a été possible que lorsque les connaissances acquises dans l’électromagnétisme et la propagation des ondes sonores dans l’espace ont été suffisantes. On attribue l’invention de la TSF (télégraphie sans fil) à Marconi, au tout début du 20ème siècle. Ce n'est qu'à la fin de 1930 qu'on parlera véritablement de radio.
Dès les années 1930, et particulièrement pendant la période de la 2ème Guerre Mondiale, des émetteurs de radio vont diffuser des programmes d’informations qui vont jouer un rôle important dans l’histoire sociale et politique du milieu du 20ème siècle.
Parallèlement aux radios publiques, il existe des radios privées sur lesquelles les premiers spots publicitaires apparaissent.
L'historien E.Hobsbawm dit en 1950 : « la radio transforma la vie des pauvres, et surtout des ménagères, comme rien ne l'avait encore fait. Désormais, les plus solitaires ne devaient plus jamais être tout à fait seuls. Ils avaient à leur disposition toute la gamme de ce qui pouvait se dire, se chanter, se jouer ou s'exprimer autrement par la voie du son ».

Aujourd'hui, il y a plus de 1100 stations de radios. La quasi totalité des foyers français sont équipés de postes de radios et en moyenne environ les trois quart des personnes l'écoute environ 3h par jour.

La publicité est inégalement présente sur les différentes radios et elle a tendance à saturer l'antenne des plus commerciales comme RTL ou NRJ. En 2004, la radio généraliste RTL avait engrangée 455 millions d'euros de recettes publicitaires, et la radio musical NRJ, 39 millions d'euros.

La radio participe d'autant plus à l'intimité de chacun qu'elle ne sollicite pas les yeux comme à la télévision et permet donc de tout imaginer. Mais en contre partie, elle ne permet pas de présenter le produit de façon très concrète, ni d'en faire la démonstration. Comme il existe une forte inter activité entre la radio et ses auditeurs, ce média peut suscité des comportements d'achats assez immédiats. La radio à pour particularité d'être un média peut captif, qui accompagne souvent en bruit de fond et de nombreuses activités entraînant une écoute peu attentive qui ne favorise pas la mémorisation des messages. Cela nécessite une forte répétition qui parfois sature les auditeurs.

Selon l'IREP, Institut de Recherches et d'études Publicitaires, les recettes publicitaires de la radio s'élève à 767 millions d'euros en 2007, soit 7,2% des recettes des médias.




4. L'apparition des supports audiovisuels, télévisions et cinéma

La télévision est le premier moyen de communication qui transmet à la fois des images animées et des paroles.

Les bases techniques de la télévision datent du début du 20ème siècle. La première diffusion d'images sur un récepteur de télévision date des années 1930.
En France, la télévision n'en est qu'à un stade encore expérimentale au lendemain de l'après-guerre. Dès 1947, la programmation est régulière avec 2 heures par semaine, elle passe à 34 heures en 1953 et 46 heures en 1956 mais seulement 50% du territoire national peut capter la télévision à cette époque.
Dans les années 50, seulement 60 000 français possèdent la télévision. Après les années 1968, l'histoire de la télévision s’accélère et le parc de téléviseurs s'élargit de 1.9 millions en 1960 à 14 millions en 1974.
A partir des années 1970, la création de différentes chaînes et la multiplication du nombre de programmes offerts marquent le développement important de l'équipement des ménages. Dès les années 90, environ 95% des ménages sont équipés de téléviseur pour atteindre 97% aujourd'hui.

Contrairement à ce qui s’est passé dans d’autres pays développés, la télévision française ne fera appel à la publicité que tardivement et après un débat politique qui se conclura par l’accord donné par le président de la République. En octobre 1968, les premières publicités furent diffusées et dès 1969, une société de régie publicitaire spécialisée a été créée : la Régie Française de Publicité (RFP). Cette société a eu la double tâche de gérer la répartition des espaces de publicité (la demande étant supérieure à l’offre) et de contrôler le contenu des messages publicitaires diffusés sur les antennes publiques.

La télévision est un moyen de communication de masse très puissant car elle permet de couvrir en une seule diffusion plusieurs millions de prospects (clients potentiels), Elle est le deuxième média après la presse, à être utilisé par les publicitaires. La diffusion des «spots» qui peuvent prendre plusieurs formats (de 8 à 45 secondes) ont un coup très élevé, tant pour l'achat de leurs espaces que pour leur conception et leur réalisation mais rapporté à l'audience produite, son coût reste objectivement raisonnable pour les marques de grande consommation.

Selon l'IREP, Institut de Recherches et d'études Publicitaires, les recettes publicitaires de la télévision s'élève à 3 460 millions d'euros en 2007, soit 32,4% des recettes des médias.



Le cinéma est issu du procédé de la photographie. Composé d'images en mouvement projetées sur un écran, il est accompagné la plupart du temps d’une bande sonore.
C'est au début du 19ème siècle que les frères Lumière perfectionnent le cinématographe qui permet d'enregistrer les images et de les projeter devant plusieurs personnes.
Au début du 20ème siècle, le cinéma devient une véritable industrie en Europe et aux États-Unis. Tout d'abord muet, il deviendra sonore en 1927 et les premiers films en couleurs apparaîtront en 1932. Grâce aux films documentaires ou de fiction, le cinéma devient, 25 ans après son invention, le plus populaire des loisirs. En 1934, on dénombre déjà plus de 4800 salles.

L'introduction de la publicité dans les salles de cinéma date du début des années 1920. Il s'agissait à l'époque de « rideau-réclame » peints, descendus et remontés par l'exploitant de la salle à chaque séance. Les premiers films publicitaires sous formes de dessins animés muets introduisaient les films.
Pionnier de la publicité au cinéma dans les années, 30, Jean Mineur crée en 1952, un personnage emblématique baptisé le Petit Mineur afin d’accompagner les films publicitaires au cinéma. Ce « magicien de l’entracte » a traversé les années sans une ride et symbolise plus que jamais la publicité diffusée dans les salles.

Aujourd’hui, si tout le monde regarde la télévision, tout le monde ne va pas au cinéma . Ce média reste donc assez marginal bien que la diffusion de la publicité réussisse à avoir un impact assez fort dans les salles obscures. En effet, la durée et la qualité des films publicitaires,leur conditions de réception sur grand écran et l’attention du spectateur en fait un média intéressant mais qui reste très coûteux pour les annonceurs.

Selon l'IREP, Institut de Recherches et d'Etudes Publicitaires, les recettes publicitaires du cinéma s'élève à 89 millions d'euros en 2007, soit 0,8% des recettes des médias.




5. Internet, nouvelle technologie de plus en plus utilisée


Internet, c'est la mise en réseau d'ordinateurs permettant d'échanger rapidement des informations quelque soit la distance.
Le premier réseau est né à la fin des années 60, à la suite des recherches de l'armée américaine. 10 ans plus tard d'autres réseau informatiques ont été créé, mais c'est seulement dans les années 1990 que le grand public a eu accès à cet outil. A partir de 1995, une succession rapide de progrès et d’initiatives va soutenir le développement d’internet. Aujourd’hui encore nous n’en sommes qu’à l’aube d’une révolution numérique qui va affecter profondément la vie quotidienne de centaines de millions de personnes. Début 2008, d'après Médiamétrie, on démontrait 30 millions d'internautes et 10 millions de mobinautes (utilisateurs d'internet sur le téléphone mobile).Près d'un utilisateur sur 5 se connectant presque tout les jours à internet pendant 1h.
A partir de 1996, la publicité apparaît sur internet mais elle connaît un très rapide développement à partir de 2000. Aujourd’hui, la publicité véhiculée sur internet continue à croître à un rythme annuel à deux chiffres.
Il y a différents types de publicité sur Internet comme les bannières et les sponsorings, qui sont les deux premières formes les plus dominantes mais aussi les interstitiel et dans les courriers électroniques :
- Les bannières sont des bandeaux fixes ou animés affichés quelques jours ou quelques semaines.
- Les sponsorings de site sont très proches des bannières par leur forme mais sont affichés de façon permanente ou de longue durée.

- Les interstitiels sont des pages ou des morceaux de pages de publicité qui s’affichent entre deux pages web.

- L’insertion de messages publicitaires dans le courrier électronique : e-mail, liste de diffusion sont des qui sollicitent les internautes.
Internet est un moyen de communication puissant utilisé volontiers par les annonceurs. La publicité y est devenue incontournable, elle permet aux webmaster de rentabiliser leur site internet et de couvrir les coups d’hébergements.
Selon l'IREP, Institut de Recherches et d'Etudes Publicitaires, les recettes publicitaires sur internet s'élève à 488 millions d'euros en 2007, soit 4,6% des recettes des médias.




6. Les hors médias toujours utilisés


Le hors médias regroupe l’ensemble des techniques de communication marketing n’utilisant pas les 5 médias traditionnels. Le hors média regroupe notamment les actions de marketing direct, les relations publiques ou l’événementiel.

La communication hors média, sous ces différentes formes, est parfois utilisée comme un substitut de la publicité-média.
La publicité interdite ou limitée par la loi, comme c'est le cas pour celle des alcools, peut être alors remplacée par le sponsoring :
Par exemple, Moët et Chandon au sein des courses automobiles de formule 1, qui offre notamment aux vainqueurs une bouteille de champagne avec laquelle ils aspergent le public devant les caméras de la télévision.
Lorsque la publicité dans les médias dépasse les possibilités financières des entreprises, la diffusion de tracts publicitaires par exemple, permet, à moindre coût, de se faire connaître.
Le plus souvent, la communication hors-média est employée conjointement avec la publicité-média qui à pour grand inconvénient d’être très coûteuse.

III. L'amélioration des mécaniques publicitaires à partir de la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

A la libération, avec un bon quart de siècle de retard sur les États-Unis, naissent les premières agences de publicité, intermédiaires obligés entre les annonceurs et les supports de diffusion, elles tiennent le rôle de « courtiers en publicité ».

Ce n'est que dans les années 1960, qu'apparaissent des agences conseils en communication telles que nous les connaissons aujourd'hui. Elles établissent les premières études de marché, les premiers plans de stratégies, et les premières méthodes publicitaires.
A cette époque, les français, à la différence des anglo-saxons, ont du mal à admettre que l'on déploie tant d'inventivité pour « vendre » mais les publicitaires redoublent leurs efforts.

La créativité publicitaire s'est particulièrement développée dans les années 1980, consciente à cette époque qu'elle s'adressait à des consommateurs capables de l'apprécier.

Après l'aspect amateur et simpliste de la réclame, la publicité est abordée de façon quasi scientifique avec la création d'un message publicitaire, des objectifs bien définis, un langage est des codes particuliers.



1. Création d'un message publicitaire


La création d'un message publicitaire est le résultat d'un processus qui comprend plusieurs étapes:

L'annonceur, c'est à dire l'industriel ou le prestataire qui utilise la publicité dans ses actions commerciales, commence par exprimer ses objectifs de communication.
Dans un document appelé brief client , il rédige à l'attention de son agence conseil en communication, l'orientation de sa campagne et indique les moyens dont il dispose.

Sur cette base, l'agence consultée propose un contenu de campagne appelé brief de création, que l'équipe artistique aura la mission de concrétiser en imaginant et concevant la publicité ( film, spot radio, annonce presse..).
Elle définit la stratégie de création qui doit être suivit pour satisfaire les objectifs voulus par l'annonceur en créant les messages publicitaires adaptés. Selon le budget disponible, elle gère la création et la diffusion dans les différents supports ( télévision, radio, presse...).

Enfin, l'équipe artistique qui comprend le directeur de création, le directeur artistique et toute son équipe composée, de dessinateurs, photographes, cinéastes imprimeurs... assurent la production finale. La qualité du résultat repose évidemment, sur leurs qualités imaginatives et créatrices.


Un exemple d'idée créative : le cas « Omo » :
A la fin des années 1980, Omo est une marque de lessive oubliée et dépassée par ses concurrents. L'annonceur souhaite faire sortir de nouveau sa marque sur un marché très encombré. Son produit a les mêmes caractéristiques technologiques que les autres concurrents mais la marque a besoin d'un rajeunissement. L'annonceur fait appel à l'agence lintas-Paris et elle relève le défit. En remplaçant des humains par des chimpanzés qui s'occupent des tâches ménagères et qui utilisent un langage ridicule et quasi incompréhensible, l'agence joue sur l'aspect comique. A l'époque, l' immédiat succès de la marque a donc reposé sur la qualité créative de l'agence conseil en communication.


Publicité Omo datant de 1981.




Publicité Omo datant de quelques années



2. L'objectif de la publicité

L'objectif des publicitaires est de créer une relation positive: Lorsqu'on communique avec quelqu'un, on entre avec lui dans une certaine relation. Au début de cette rencontre entre le publicitaire et ses cibles, d'emblée la relation à un caractère manipulateur. Il s'agit donc d'une relation dissymétrique, l'un, actif a un message à faire passer, et l'autre, passif, reçoit le message. Le publicitaire doit donc faire oublier cette relation négative et doit la remplacer par une relation beaucoup plus favorable.

La publicité remplit trois objectifs complémentaires:

Faire connaître le produit, énoncer ses caractéristiques et bien sûr inciter à l'achat.

L'objectif de notoriété consiste à apporter à la connaissance du public, l'existence d'une offre commerciale et à présenter ses caractères techniques parmi l'univers de ses concurrents.
Cet objectif concerne la composante cognitive de l'attitude : faire connaître.
Il apporte une réponse à ces deux questions : « Qu'est ce que c'est ? » « A quoi ça sert? »
Son but est d'éveiller la curiosité des cibles, de donner des informations sur le produit et de créer un intérêt..

L'objectif de positionnement consiste à présenter au public les caractéristiques de l'offre au delà des aspects techniques afin qu'il en ai une représentation motivante, une image claire et attrayante qui la distingue efficacement et positivement des offres concurrentes.
Cet objectif concerne la composante affective de l'attitude : faire aimer.
Il apporte une réponse à la question suivante : « En quoi cette marque est-elle plus intéressante que les autres ? »

L'objectif d'incitation consiste à conduire le prospect à un degré de conviction tel qu'il déclenche un achat. Cet objectif concerne la composante conative de l'attitude : faire bouger, faire acheter.

La publicité se donne pour but d'attirer l'attention du client sur le produit, puis de le familiariser avec lui et enfin de le diriger vers l'acte d'achat.



3. Langage et code publicitaires

Le langage publicitaire ressemble à celui de la propagande si l'on s'en tient à sa finalité qui est d'obtenir un résultat. Ses méthodes et ses outils sont évidemment différents, la publicité n' ayant pas pour objectif d'élaborer une idéologie mais de séduire.

Le code publicitaire est élaboré afin de donner à une marque les plus grandes chances de ne pas être confondue avec d'autre; Il s'agit donc des éléments ou des signes qui contribuent de façon durable ou permanente à différencier une marque d'une autre.
Le code est donc un élément de reconnaissance comme par exemple, le logo, la couleur, la musique ou la typographie :
La marque Coca-cola, avec sa bouteille, sa typographie, ses couleurs d'accompagnement rouge et blanc à l'un des codes les plus spécifiques et les plus diffusés dans le monde.
La banque crédit agricole a actuellement aussi un code très spécifique basé sur une reprise musicale loufoque qui complète le discours commercial du banquier.



La publicité informative

La publicité informative ce veut objective. Son but est de convaincre avec des arguments rationnels, en informant ou en expliquant.
L'acte d 'achat dépend d'un jugement réfléchi.
C'est le cas, par exemple, des publicités annonçant l'ouverture d'un nouveau magasin Ikea dans la banlieue de Paris, ou encore une baisse des tarifs sur les téléphones mobiles.


La publicité persuasive

Les mécanismes de persuasion sont variés et mettent en avant des « qualités » plus ou moins vraies des produits.
Les exemples sont nombreux : « Le camembert Président est le meilleur parce qu'il est fait de lait cru », ou sur une démonstration visuelle « Avec Ariel, vous allez faire des merveilles », ou sur des témoignages de personnes réputées et compétentes « les éleveurs professionnels de chiens utilisent Pal » etc.


Publicité Ariel



La sympathie de la marque
La publicité peut avoir parfois pour principe de susciter ou de renforcer des sentiments de sympathie pour une marque, avec l'espoir que les personnes de la cible visée auront tendance à manifester leur sympathie en achetant les produits de la marque.
C'est sur ce principe que se fondent, par exemple, les campagnes des magasins Leclerc en faveur de la défense des consommateurs.


La publicité émotionnelle

Ce mécanisme publicitaire est le plus apprécié et le plus utilisé par les publicitaires. Il consiste à associer à une marque à des attributs imaginaires, des symboles valorisants ou encore des rêves ou des émotions agréables qui les rendront désirables aux yeux des consommateurs .
Elle se fonde sur une approche psychologique de l'individu. Elle suggère, elle ne fait pas appel à la raison mais aux sens. Elle donne un grand pouvoir à l'image.
C'est par exemple ce que faisait Marlboro en associant sa marque à la virilité du cow-boy et à la beauté des grands espaces de l'Ouest Américain. Il y a également Pepsi-Cola, qui associe sa marque à la jeunesse, ou encore Nike qui associe sa marque à l'idée de dépassement de ses capacités physiques.


Publicité Nike Women avec Sofia Boutella

La publicité répétitive

La publicité répétitive est plutôt brève, claire et forte. Elle est appelée la publicité « coup de poing »car son intention est de frapper les esprits. Sans même s'en rendre compte, les prospects sont influencés par les spots publicitaires qui sont accompagnés de slogans répétitifs et faciles à mémoriser.
Le processus implique l'omniprésence du produit ou de la marque en utilisant la technique du matraquage publicitaire.
C'est par exemple le slogan concernant le produit nettoyant pour lunettes : « VU j'avais pas vu! » ou celui d' une mutuelle :« C'est la MAAF que j'préfère, c'est la MAAF! ».
Les publicitaires doivent veiller à ce que leurs répétitions n'aboutissent pas à la saturation.

Nouvelle publicité de la maaf

L'humour dans la publicité

Les créatifs aiment bien utiliser l'humour dans la publicité .Pas seulement parce que c'est plus drôle de faire rire les gens et que c'est bien de leur offrir un moment de détente en échange de leur attention mais parce que l'humour est une forme d'expression qui permet une mémorisation rapide.
C'est par exemple la publicité Nestlé avec le petit garçon et son poisson rouge Maurice: "tu pousses le bouchon un peu trop loin Maurice!" qui en a fait rire plsu d'un.

Publicité nestlé


Exemple d'élaboration d'une publicité

La publicité « Petit Guerlain» (juin 1994, hebdomadaire du type « l'Express » ou « Le Point »)


Cette publicité nous fait rentrer dans le monde d'un petit garçon : L'univers de sa chambre à coucher.
Elle est toute bleue, couleur « culturelle » des chambre des garçons dans l'occident actuel. Des signes caractéristiques de la chambre à coucher sont donnés à partir de la commode et de son miroir.
La « masculinité » du petit garçon est discrètement signalée par la présence du tambour, jouet à connotation plutôt masculine.
Ainsi, la photo, fait d'abord appel à des normes et des stéréotypes sociaux pour nous signifier que nous sommes dans un univers que nous connaissons, dans la chambre d'un petit garçon.
L'esthétique de la photo est aussi un clin d'œil à notre position social de lecteur d'un hebdomadaire haut de gamme et nous indique que nous sommes donc capable d'apprécier cette belle chambre.

Cet esthétique de la chambre nous positionne donc comme un parent capable de rencontrer le problème signalé par la photo. En effet, le petit garçon, monté sur le tambour, veut attraper la bouteille de parfum. Sa position est un peu risquée. Il est plutôt en équilibre, il peut très bien tomber, avec ou sans la bouteille de parfum. Nous sommes donc un spectateur, interpellé par cette action qui se déroule devant nous. En tant qu'adulte, devant une telle scène, nous ne pouvons nous empêcher d'intervenir pour « éviter une catastrophe possible ». Le geste suggéré est un geste d'aide à l'enfant. Il s'agit donc là d'un appel à la norme de conduite des adultes face aux risques pris par les enfants. C'est cette norme social d'intervention qui nous dicte l'aide à apporter à l'enfant: Il faut le sortir de cette situation d'équilibre et lui donner le parfum.

Ce geste suggéré nous met en contact (par imagination), avec l'enfant, d'une part, et avec le parfum, d'autre part. Nous sommes bons parents ou bons adultes et c'est pour cela que nous le faisons. C'est d'abord la norme qui nous fait agir. Mais, après cette action en imagination, nous concevons alors avec évidence que « nous pouvons offrir une telle eau de toilette à un enfant». Cette conclusion qui s'impose alors à nous est celle que voulais nous dicter la publicité. C'est en effet une telle idée qui nous mènera très sûrement à acheter l'eau de toilette « Petit Guerlain » pour un enfant de notre connaissance.

Le sens final: « nous pouvons offrir une telle eau de toilette à un enfant » à été amené d'abord par un travail sur la norme de conduite des adultes face à un enfant qui va faire une bêtise, puis par l'enchaînement de la conduite qui est une conduite de saisie du parfum.
En suggérant une action, l' achat du parfum devient possible !




4. Exemple (tabac)

Cette publicité pleine d’ingéniosité datant de 1948 vente les mérites des cigarettes Lucky Strike, en montrant des cigarettes dansant en duo. Ainsi, la cigarette est associée à une notion de bonheur, de plaisir, de liberté et même d’amour. Bien sûre, le côté santé n’est pas mis en avant puisque dans les publicités pour le tabac, celui-ci n’a que des points positifs. Le but des fabricants de cigarette est d’attirer le plus de consommateur possible et de faire de la concurrence. Pour arriver à leur fin, les fabricants mettent en jeux des sommes d’argent faramineuses dans les publicités pour avoir toujours de nouveaux consommateurs. La cible principale des publicitaires pour le tabac était les jeunes et ils le sont toujours malgré les lois qui restreindrent de plus en plus la vente et la publicité du tabac.



Cette publicité préventive contre le tabac nous montre tout d’abord chaque pièce de la maison enfouit sous tout un tas de cigarette. On voit ensuite une petite fille, Marie, âgée de 7ans qui a fumé bon nombre de ces cigarettes car « quand vous fumez à coté d’un non-fumeur, il fume aussi » puisque dans un espace clos, la fumée nuit également au non-fumeur. Les publicités de ce genre sont très nombreuses, pour le tabac comme pour l’alcool, et suscite une certaine attention chez le téléspectateur. En effet, cette publicité prévient des méfaits de la cigarette.
Certains pays comme la France ont interdit la publicité pour le tabac et multiplient les interventions pour que le nombre de consommateur diminue. Fumer est désormais interdit dans les lieux publics, les lieux clos, au volant et dans tout autres lieux fréquenté par les jeunes (principalement touchés par le tabac). Des avertissements qui demandent une certaine réflexion face à la cigarette de la part du consommateur sont inscrits sur les paquets et les prix du tabac augmentent pour diminuer la consommation de tabac.


Depuis les années 50, les objectifs des publicitaires ont changé.Auparavant, les publicitaires avait pour but d’influencer les personnes et plus particulièrement les jeunes à fumer.Maintenant, certaines publicités sont spécialement dirigées vers les jeunes de 15 à 24 ans et elles sont même diffusées dans les cinémas.Les publicités ne sont plus là pour pousser le consommateur à la consommation mais plutôt pour faire réagir le consommateur face à une réalité à travers des images choquante qui suscite une certaine réflexion
Conclusion


Comme il a été vu, les publicitaires déploient énormément de créativité et d'ingéniosité pour influencer les consommateurs.
La publicité est partout : elle envahit nos écrans de télévision, nos journaux, nos ondes ou bien encore nos rues. Les entreprises dépensent des sommes colossales dans leur budget publicitaire.

Si elle est aussi omniprésente, c'est peut être bien à cause de son efficacité. Même si celle ci, semble difficilement mesurable; les consommateurs ne sachant pas toujours dans quelle mesure ils ont été influencés et les annonceurs n'ayant pas d'outil permettant de savoir si l'augmentation des ventes d'un produit est inhérente à la campagne publicitaire ou aux qualités du produit lui- même.
Beaucoup d'entre nous, ont des difficultés à reconnaître l’idée qu'ils sont comme des «pantins sans défense» devant la publicité envahissante. Dans un sondage Sofres datant de 2008, seulement 27% des interviewés pensent que la publicité les incite à acheter et 73% estiment qu'elle influence les achats des consommateurs. Comme si seulement les autres étaient concernés! Et que l'on voulait échapper à l'image peu flatteuse de consommateur passif.
Alors qu'elle était principalement un produit commercial de promotion des ventes, elle étend désormais son influence aux activités culturelles, artistiques, et même politique puisqu'elle est sollicitée pour venter les qualités et les idées de tel ou tel candidat, lors des campagnes électorales. Elle a un impact important sur les prises de décision des citoyens, elle est un véritable phénomène culturel.
Certains français se disent «publiphobes» comme le montre une enquête Sofres datant de 2005 qui considère que 43% des personnes interrogées sont fortement opposées à la publicité. Certains disent échapper aux messages publicitaires auxquels ils son confrontés chaque jour, en zappant, en se livrant à une autre activité pendant la pub ou en détournant le regard des affiches. Il existe même des associations « anti-pub » comme la R.A.P. (Résistance à l' Agression Publicitaire) qui manifeste contre son omniprésence.

Certains l'adorent, s'en amusent, tentent de l’ignorer ou la détestent mais tous ont une idée sur cet outil si envahissant.
Certes la publicité influence, mais elle influence celui qui veut bien l'être !
Depuis que la publicité s'est développée, on est passé d'une époque ou le consommateur était considéré comme un être passif, influençable, et dépourvu d'esprit critique, à un consommateur plus complexe qui grâce à ses connaissances, peut choisir d' être attentif , motivé , indifférent ou infidèle aux produits qui lui sont proposés par les publicitaires.

Lexique


Annonceur :
Industriel ou prestataire qui investit tout ou une partie de son budget de communication dans des annonces publicitaires à des fins commerciales.

Cible publicitaire :
Groupe d'individus que les publicitaires veulent toucher par un message spécifique.

Hors-médias :
Ce qui n'entre pas dans le cadre de la communication diffusée par les médias. C'est à dire : relations publiques, évènementiel, marketing direct...

Impact :
Trace laissée dans la mémoire par une campagne publicitaire

Mécanismes publicitaires : Dispositifs que les créatifs mettent en place pour donner une image positive d'un produit ou d'une marque

Plan média : Orchestration dans les espaces publicitaires payant d'une campagne de publicité

Publiphobe :
Personne qui rejette la publicité de façon irraisonnée.

Prospect :
Destinataire du message publicitaire, personne physique ou morale, voire un groupe social, susceptible d'être directement ou indirectement concernée par l'offre faisant l'objet de la campagne.

Réclame : Publicité qui ignorait les règles de marketing

Supports de diffusions : Médias de l'information tels que radio, télévision, presse...

Bibliographie

La publicité, 2ème édition / Daniel Caumont / édition DUNOD

Mercator: théorie et pratique du marketing / Jacques Lendrevie et Denis Lindon.

Introduction à l'histoire des médias en France de 1881 à nos jours
/ Agnès Chauveau

Les médias / Francis Balle / Edition FLAMMARION

L'art d'influencer: Analyse des techniques de manipulation / Alex Mucchielli

Histoire de la radio-télévision / Pierre Albert / Edition P.UF

Médias, pub, politique: On ne vous dit pas tout / Philippe Godard

La communication, des origines à internet
/ Edition LAROUSSE

Grandir avec la télé
/ Cathérine Muller, François Chemel / Edition MARABOUT

Guide de la publicité et de la communication / François Bernheim / Edition LAROUSSE

Le marketing des seniors
/ Yohan GicquelLe marketing des juniors / Yohan Gicquel